FICHE DE LECTURE:Intégration de la dimension genre à la lutte contre la pauvreté et objectifs du Millénaire pour le développement

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Monsieur Abdrahamane F. BAGAYOKO

Consultant en Management du Développement Social

I -Référence :

Titre : Intégration de la dimension genre à la lutte contre la pauvreté et objectifs du Millénaire pour le développement

Auteur: Kabeer Naila. Elle est chercheure à l'Institute of Development Studies, à l'Université du Sussex au Royaume Uni. Spécialiste en économie sociale, elle a enseigné, fait de la recherche et mené à bien des missions de consultation dans les domaines de l'égalité des sexes, de la pauvreté, de la démographie et de la politique sociale.

Elle est également l'auteure de Reversed Realities: Gender Hierarchies in Development Thought (1994) et de The Power to Choose: Bangladeshi Women and Labour Market Decisions in London and Dhaka (2000).

Traduction de l'anglais par Catherine Ego

Editions:Harmattan/CRDI. Collection Nord-Sud. Dépôt légal 4 e trimestre 2005. 111Pages

II- Le cadre théorique :

1-   Problématique:

 Le livre tente de traiter:

-  Les tenants et aboutissants de l’inégalité genre et ses répercussions socio-économiques.

-  Les interactions entre Genre, pauvreté et politiques de développement.

-  Le genre comme enjeu des politiques publiques et des OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement) 

2-   Résumé :

En septembre 2000, lors du Sommet du Millénaire des Nations Unies, 189 gouvernements du monde se sont engagés à unir leurs efforts pour réduire la pauvreté mondiale de moitié à horizon 2015. La Déclaration du Millénaire énonçait plusieurs objectifs majeurs du développement s'inscrivant dans la droite ligne de ses valeurs fondamentales. En plus de la réduction de la pauvreté et de la faim, ces objectifs engageaient les États à promouvoir le développement humain, maintenir un environnement durable et mettre sur pied des partenariats pour le développement. En outre, ils établissaient explicitement l'égalité entre les genres comme une fin en soi : << Aucune personne, aucune nation ne doit être privée des bienfaits du développement. L'égalité des droits et des chances des femmes et des hommes doit être assurée. >>

Le présent ouvrage fait le point sur les résultats des recherches théoriques et empiriques entourant les progrès réalisés par rapport aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) du point de vue de l'égalité des genres. Pourquoi avoir choisi cet angle d'analyse ? Premièrement, s'il existe dans certaines sociétés des formes d'inégalité socioéconomique qui dépassent le genre (par exemple, l'apartheid racial en Afrique du Sud, le système des castes en Inde ou la segmentation par classes au Brésil), l'inégalité intergenres est la plus omniprésente de toutes. Sous différents visages, elle marque les relations sociales dans toutes les sociétés ou presque. Par conséquent, toutes les sociétés du monde, les riches comme les pauvres, devraient avoir à cœur de bien comprendre les causes et les impacts de l'inégalité hommes–femmes.

Deuxièmement, l'inégalité intergenres est présente dans les différents groupes qui évoluent à l'intérieur des sociétés. Comme elle recoupe d'autres formes d'inégalité, elle touche les groupes riches aussi bien que les pauvres, les groupes raciaux dominants aussi bien que les subordonnés, les groupes privilégiés aussi bien que les castes << intouchables >>. Dans une société donnée, l'inégalité des genres se manifeste de manières différentes selon la couche sociale ou le groupe considéré.

Souvent, mais pas toujours, elle est plus marquée chez les pauvres. Par conséquent, l'inégalité sexospécifique s'ajoute au dénuement économique : au total, les femmes sont touchées par des formes de pauvreté plus extrêmes que celles auxquelles les hommes sont soumis. L'inégalité des genres fait partie intégrante des mécanismes qui causent et aggravent la pauvreté dans la société. Elle doit par conséquent faire aussi partie intégrante des mesures mises en œuvre pour éradiquer la pauvreté.

Enfin, l'inégalité intergenre structure les relations de la production et de la reproduction dans les sociétés. Dans la plupart des régions du monde, les hommes assument une part importante des moyens d'existence des ménages. Par contre, ils ne jouent en général qu'un rôle négligeable dans le travail reproductif non rémunéré de la sphère domestique. À l'inverse, les femmes assument l'essentiel du travail non rémunéré se rapportant aux soins prodigués aux membres de la famille. Variable selon la région, c'est toutefois dans les ménages les plus pauvres que leur présence dans la sphère productive atteint généralement son apogée. Cependant, les hommes et les femmes sont très loin de bénéficier d'un accès égal aux ressources qui leur sont nécessaires pour s'acquitter de leurs responsabilités. La valeur que la société reconnaît à leurs apports respectifs ainsi que les capacités dont ils et elles disposent pour agir et déterminer leurs propres destinées sont aussi très inégalitaires.

Ainsi que les recherches citées dans le présent ouvrage le prouvent, plusieurs dizaines d'années de recherches et de militantisme en faveur de l'égalité des genres n'ont pas encore convaincu les instances d'élaboration et d'implantation des politiques de renoncer au concept d'homme pourvoyeur. Les projets d'accroissement de la productivité des segments les plus pauvres de la population s'adressent encore en grande partie aux hommes. Pendant ce temps, les femmes sont censées continuer de contribuer aux moyens d'existence du ménage et aux soins de la famille sans que leur travail soit soutenu ou reconnu, ou seulement d'une manière très marginale. Cette prédominance du concept d'homme pourvoyeur n'aurait pas tant d'importance si les ménages étaient ces institutions égalitaires dépeintes dans les traités d'économie conventionnelle et toujours vivaces dans l'imagination de la plupart des décideurs politiques. Dans ce cas, en effet, la redistribution des ressources et des responsabilités entre les membres de la famille empêcherait l'émergence des inégalités intrafamiliales ou leur exacerbation.

Mais les ménages ne sont pas nécessairement égalitaires. Au contraire, ils s'avèrent souvent le lieu de conflits coopératifs dans lesquels les hommes, en tant que groupe, exploitent leur accès privilégié aux ressources à l'intérieur du ménage et dans le domaine public élargi pour défendre et privilégier leurs propres intérêts, souvent aux dépens des femmes et des filles. En d'autres termes, les inégalités de la sphère familiale s'ajoutent à celles des institutions réputées sexospécifiquement neutres que sont le marché, l'État et la collectivité, étendant ainsi l'inégalité intergenres à tous les échelons et à tous les secteurs de la société. Par conséquent, les femmes et les hommes ne subissent pas la pauvreté également et ne la vivent pas de la même manière. De plus, les mécanismes qui conduisent à la pauvreté diffèrent d'un genre à l'autre, même s'ils sont apparentés. Il faut donc s'attaquer à la pauvreté ainsi qu'aux inégalités de genre au niveau de la société dans son ensemble, mais aussi par des interventions ciblées visant à éliminer les désavantages spécifiques.

3-   Etude thématique :

- Genre, pauvreté etautonomisation des femmes :

En science sociale, comme dans ce livre, le genre se définit comme la construction sociale et culturelle de la différence des sexes. Cette construction sociale est associée à une répartition des tâches domestiques et professionnelles.

Dans l’étude du profil de la pauvreté, les rapports des organismes internationaux ont révélé une féminisation de la pauvreté, en l’occurrence dans les pays en développement.

L'autonomisation des femmes ne peut pas être envisagée sans l'élimination préalable des disparités sexospécifiques dans le rendement du travail, dans le niveau d'instruction et dans la participation à la vie collective.

- L’intégration de la dimension genre à l'élaboration des politiques institutionnelles:

Toute analyse, toute initiative, tout projet de développement doit prendre en considération l’existence du découpage des sociétés et des activités humaines entre deux types d’individus : les hommes et les femmes.

Les Gouvernements commencent de plus en plus à reconnaitre les capacités d'action économiques des femmes en tant que moteurs possibles de la lutte contre la pauvreté, et ce suite aux actions du PNUD (puisque convaincu que l'égalité hommes–femmes ne saurait se faire sans l'intervention des gouvernements)qui visent à mobiliser les forces nationales et internationales pour réaliser l'égalité juridique et un amendement des pratiques économiques et institutionnelles en vue de multiplier les possibilités d'action qui s'offrent en même temps aux femmes et aux hommes dans leurs milieux de travail.

- La géographie ou cartographie de l'inégalité entre les genres :

L'inégalité des genres varie considérablement d'une région du monde à l'autre, dessinant ainsi une «géographie du genre »

En Asie de l'Ouest, du Sud et de l'Est, d'une manière générale, les ménages asiatiques reposent sur la mise en commun des tâches et des actifs, le plus souvent dans le cadre d'une relation conjugale avec participation à la gestion et à la prise de décision. Un système patriarcal modéré à la différence des pays d’Afrique subsaharienne.

En Afrique subsaharienne, les structures sociales sont fortement patrilinéaires et patriarcales, toute chose qui réduit l'autonomie économique des femmes qui restent largement dépendantes de leurs maris. Malgré plusieurs similitudes, on note des variantes importantes dans l'organisation sociale de la parenté et dans les relations hommes–femmes d'une région à l'autre de l'Afrique subsaharienne, voire dans un même pays.

Pour ce qui est de l’Amérique latine et Caraïbes, cette région du monde se caractérise par une mise en commun modérée du travail et des ressources. Le taux d'activité économique des femmes dans la sphère publique varie considérablement d'une région à l'autre. Il est généralement plus élevé dans les populations à prédominance africaine ou asiatique que dans les pays de la côte atlantique, plus marqués par l'héritage culturel espagnol.

III-       La démarche méthodologique :

Divisé en huit (8) chapitres, ce livre traite la problématique sus mentionnée comme suit :

-   Le chapitre 1 propose un rappel historique de l'évolution du discours politique et des processus qui ont graduellement augmenté la visibilité des objectifs de réduction de la pauvreté et d'égalité des genres. Cette visibilité croissante s'explique par le fait que les analystes et les décideurs s'intéressent, aujourd'hui plus qu'autrefois, aux capacités réelles d'action humaines (les possibilités d'agir et de s'autodéterminer), au capital humain et aux capacités humaines (les compétences) comme facteurs de la croissance favorable aux pauvres, mais aussi au genre comme variable fondamentale de la croissance économique et du développement humain.

- Le chapitre 2 récapitule l'évolution de l'analyse macro-économique depuis ses stades premiers d'indifférence complète au genre jusqu'à ses tentatives actuelles de prise en compte de la sexospécificité. Dans certains cas, les modèles conventionnels font l'objet d'une désagrégation par genre ; dans d'autres cas, l'inégalité hommes–femmes est considérée comme une variable ; dans d'autres encore, les analystes s'efforcent de repenser l'économie en fonction des interactions sexospécifiques entre production et reproduction. Les recherches accordent maintenant plus d'attention qu'avant aux capacités d'action économiques des femmes mais aussi à leurs rôles dans la reproduction. Ce chapitre présente également différentes analyses empiriques de ces interactions, en particulier par rapport à la mondialisation.

Reposant sur des données nationales et internationales, les constatations ainsi relevées en restent forcément au stade de la généralisation. Elles aident néanmoins à formuler des propositions et des hypothèses intéressantes sur les liens qui unissent le genre et la pauvreté. Ces relations orientent notre analyse détaillée des phénomènes individuels et familiaux (niveau micro) et notre analyse contextuelle dans les chapitres ultérieurs. Plusieurs études affirment ainsi l'existence d'un lien entre l'égalité des genres et la croissance économique.

- Le chapitre 3établit un cadre institutionnel pour l'analyse de l'inégalité intergenre dans l'économie et dresse le bilan de ses variantes au niveau mondial. Dans le contexte de l'analyse économique, l'étude des institutions permet de constater que le comportement humain est en grande partie déterminé par les normes sociales, et que celles-ci ont des impacts matériels majeurs dans le quotidien des gens. Ce chapitre montre que l'inégalité intergenres, universelle ou presque, fluctue toutefois considérablement dans l'espace et dans le temps. Nous disposons maintenant d'un volume important de recherches attestant l'existence d'une « géographie du genre » qui correspond aux variations locales des inégalités sexospécifiques, dans leurs formes comme dans leur ampleur. Les relations et les idéologies entourant la famille et la parenté jouent un rôle important dans la construction de ces inégalités.

Ce chapitre analyse ensuite l'évolution récente de la géographie de l'inégalité des genres, en particulier sous l'effet de l'accélération de la mondialisation et de l'internationalisation de la production. Il conclut que l'inégalité sexospécifique s'est atténuée dans plusieurs domaines importants de la vie des femmes, mais certains plus que d'autres, et aussi dans certaines régions du monde plus que dans d'autres. S'il est incontestable que la main-d'œuvre du monde s'est féminisée ces dernières années, les modalités de cet accès des femmes au marché du travail et ses répercussions sur les hommes ont eu des impacts contradictoires sur l'égalité/inégalité intergenres.

- Le chapitre 4 s'intéresse plus en détail à la relation entre l'inégalité des genres et la pauvreté au niveau des pays et des grandes régions du monde. Il s'inspire des résultats de recherches menées selon trois approches de l'analyse de la pauvreté : le calcul du seuil de pauvreté ; la mesure des capacités (d'après les indicateurs du développement humain) ; les enquêtes participatives sur la pauvreté. Ces trois approches sont celles que les décideurs de nombreux organismes de développement utilisent pour appréhender le phénomène de la pauvreté. Notre analyse confirme la conclusion générale du chapitre précédent, à savoir que les pratiques et les normes institutionnelles jouent un rôle majeur dans l'évolution des inégalités intergenres. Par conséquent, la relation entre la pauvreté et l'inégalité hommes– femmes fluctue selon la région du monde considérée. Dans certaines, l'inégalité se manifeste dans l'espérance de vie et les chances de survie ; dans d'autres, elle s'exprime par la surcharge de travail et la pénurie de temps.

- Le chapitre 5étudie le rôle des femmes en tant qu'agents économiques et souligne qu'elles assument une part importante des moyens d'existence des ménages pauvres dans toutes les régions du monde. Cependant, différentes contraintes régionales entravent leurs capacités d'action économiques et induisent ainsi différents types de relations entre le travail féminin et la pauvreté des ménages. Dans les régions qui appliquent des contraintes sexospécifiques très strictes, on constate généralement une corrélation positive entre le travail rémunéré des femmes et la pauvreté des ménages. Dans d'autres régions, les femmes étant plus présentes sur le marché de l'emploi rémunéré, c'est plutôt la nature de l'activité économique, et non l'existence en soi d'une activité économique féminine, qui détermine la relation entre la pauvreté du ménage et le taux d'emploi des femmes. Néanmoins, il apparaît clairement que le travail féminin est indispensable à la survie et à la sécurité des ménages pauvres et qu'il constitue pour eux un facteur incontournable d'accession à une certaine prospérité. Les instances chargées de l'élaboration des politiques doivent par conséquent accorder une attention plus soutenue aux contributions économiques des femmes.

- Le chapitre 6 s'intéresse aux cibles des OMD qui concernent le développement humain. La première partie du chapitre examine les inégalités de genre sous l'angle d'indicateurs fondamentaux du développement humain. Elle les situe par rapport aux activités permises ou interdites aux filles et aux femmes dans les différentes régions du monde et par rapport aux réussites ou échecs des gouvernements dans la réalisation de l'égalité. Cette première partie analyse des facteurs tels que le taux de survie des enfants, l'état nutritionnel des femmes et la dangerosité des moyens d'existence, ainsi que l'évolution de la pandémie de VIH/sida. Elle montre que l'amélioration de l'accès des femmes aux ressources constitue l'une des voies privilégiées de la concrétisation des OMD se rapportant au développement humain, y compris ceux qui concernent les inégalités intergenres. La deuxième partie du chapitre montre que l'égalité des genres peut constituer un objectif en soi du développement, mais aussi un moyen d'atteindre d'autres objectifs de développement humain. Plusieurs liens unissent, d'une part, la qualité de vie des femmes, leurs capacités d'action et leurs ressources et, d'autre part, différentes variables démographiques et matérielles. Ainsi, on constate une relation entre le niveau d'instruction des mères et le taux de mortalité des enfants. Les analystes relèvent également un lien positif entre l'accroissement de la part du revenu qui est administrée par les femmes et l'amélioration de la qualité de vie familiale.

- Le chapitre 7réaffirme l'importance de certaines ressources pour l'accroissement des capacités réelles d'action des femmes, mais en insistant cette fois sur les capacités d'action qui favorisent les femmes elles-mêmes – c'est-à-dire leur autonomisation et la réalisation de la justice sexospécifique. S'appuyant sur les trois indicateurs de l'autonomisation féminine qui sont définis dans les OMD, ce chapitre examine le potentiel transformateur de l'accès des femmes à l'instruction et à l'alphabétisation, au travail rémunéré (en particulier salarié) et à la représentation politique. Il fait le point sur les arguments et les résultats de recherches montrant que l'accessibilité de ces ressources constitue une condition préalable de l'autonomisation des femmes. Ce chapitre rappelle en outre que l'action politique n'est pas réservée exclusivement à l'État et aux organismes internationaux de développement : le changement passe aussi par les pressions politiques ascendantes exercées par la base sur les sphères décisionnelles.

- Le chapitre 8,le dernier de cet ouvrage, examine les répercussions des relations qui ont été constatées entre l'égalité des genres et la croissance favorable aux pauvres. Il vise ainsi à contribuer à l'orientation des politiques en vue d'une concrétisation plus efficace des OMD. Il reprend tout d'abord la question qui sous-tend l'ouvrage depuis son début : la relation entre l'égalité sexospécifique et la croissance relève-t­-elle de la synergie ou de l'arbitrage ? S'appuyant sur les résultats des recherches disponibles, il conclut qu'en cette époque de concurrence mondiale intense, l'égalité des genres et la croissance économique semblent bien évoluer selon une relation d'arbitrage.

Ce chapitre propose également une analyse sexospécifique des Cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté (CSLP). Ces documents récapitulent les politiques nationales du développement et les mesures implantées ou prévues pour lutter contre la pauvreté dans les différents pays. Le chapitre 8 présente les leçons à tirer des CSLP et souligne la nécessité d'adopter des approches participatives et de consulter des intervenants divers et nombreux – deux objectifs envers lesquels se sont engagés les gouvernements aussi bien que les organismes internationaux de développement.

IV- Principaux résultats ou apports de l’ouvrage et lecture critique:

La lecture de cet ouvrage mène aux constats suivants :

- Le genre n'occupe qu'une place très restreinte dans les politiques économiques et les stratégies entourant la production.

- Tant que la réflexion macroéconomique n'intégrera pas l'analyse sexospécifique d'une manière plus marquée, les politiques macroéconomiques resteront insensibles à la dimension genre et par conséquent, inefficaces.

- La nécessité de réformer les institutions pour établir des droits égaux et des opportunités économiques égales pour les hommes et les femmes.

- La nécessité de prendre des mesures énergiques pour éliminer les inégalités persistantes dans l'influence politique respective des hommes et des femmes.

- L’existence d’outils d'analyse de la pauvreté dans  ses dimensions sexospécifiques. Parmi ces outils, on peut retenir l’indice sexospécifique du développement humain (ISDH) qui se calcule comme l’IDH, mais en accordant aux données désagrégées hommes–femmes de chacun de ces indicateurs une valeur sociale unique, puis on les combine pour calculer l'ISDH du pays. Il ya aussi l’indicateur de la participation des femmes (IPF) qui s'intéresse tant aux capacités fondamentales qu'aux disparités entre les genres dans les possibilités plus générales de décision et d'action.

 

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ikram bouayad 04/10/2011 12:33


je te félicite abderrahmane pour ce magnifique livre BRAVO